La retraite progressive est un dispositif qui offre une transition plus douce entre la vie active et le départ définitif à la retraite. Il permet de réduire votre temps de travail tout en commençant à percevoir une partie de votre pension. Si l’activité professionnelle et la rémunération sont ajustées par ce dispositif, passer à temps partiel dans ce cadre ne diminue pas votre droit annuel aux congés. Cependant, les modalités de calcul de l’indemnité perçue durant ces jours de repos sont adaptées à votre nouvelle organisation de travail. Le présent article vous explique comment vos droits sont maintenus et comment votre paie est calculée lorsque vous prenez des congés avec la retraite progressive.
Sommaire
Combien de jours de congés cumule-t-on en retraite progressive ?
L’un des principaux avantages de la retraite progressive est que l’acquisition des jours de congés reste inchangée. Que vous travailliez à 80 % ou à 40 % du temps plein, vous continuez de cumuler des droits de la même manière qu’un salarié à temps plein.
Ainsi, un salarié en retraite progressive acquiert 2,5 jours ouvrables de congé par mois de travail effectif. Cela vous garantit un total de 30 jours ouvrables (soit 5 semaines) sur une année complète, exactement comme avant votre passage à temps partiel. Votre nouvelle durée de travail n’a donc aucune influence sur le nombre de jours de repos que vous obtenez.
Comment est calculée l’indemnité durant les congés avec ce dispositif ?
En retraite progressive, si le nombre de jours de congés ne change pas, leur rémunération, elle, est directement liée à votre nouvelle activité à temps partiel. Lorsque vous prenez un jour de congé, l’indemnité versée par l’employeur est calculée sur la base de votre salaire réduit. Pour ce faire, on compare deux différentes méthodes de calcul et on applique la plus favorable pour le salarié :
- la règle du dixième : on prend 10 % de la rémunération brute totale que vous avez perçue durant la période de référence (du 1er juin au 31 mai). Ce montant est ensuite rapporté au nombre de jours de congés que vous prenez ;
- la règle du maintien de salaire : on calcule le salaire que vous auriez touché si vous aviez continué à travailler pendant votre période de congé. Ce calcul se base sur votre horaire et votre salaire de temps partiel.
L’employeur versera donc le montant le plus élevé issu de ces deux calculs afin de vous assurer une indemnité juste et conforme à votre contrat de travail actuel.

Qu’en est-il de l’impact sur la pension de retraite ?
Un point fondamental de la retraite progressive est qu’elle préserve vos futurs droits à la retraite. En effet, lorsque vous êtes en congé payé, vous continuez de cotiser pour votre retraite de base et complémentaire sur la base du salaire que vous auriez perçu si vous aviez travaillé à temps plein. Votre employeur assure le versement de ces cotisations.
Concrètement, même si votre indemnité de congés payés est calculée sur un salaire partiel, votre carrière continue de progresser comme si vous étiez à temps plein aux yeux des régimes de retraite. Ce mécanisme sécurise le montant de votre future pension qui ne sera pas pénalisée par cette période de transition professionnelle.
Articles similaires
- Indemnité compensatrice de congés payés : comment faire le calcul ?
- Annualisation du temps de travail : comment faire le calcul ?
- Quel sera le montant de la retraite après une pension d’invalidité ?
- Né en 1963 : à quel âge peut-on partir à la retraite ?
- Quel pourcentage de son salaire touche t’on à la retraite ?





















