Si le règlement de l’héritage est une étape souvent chargée d’émotion pour les proches du défunt, il s’accompagne aussi de considérations financières, dont les droits de succession. Prélevés par l’État, ces droits peuvent constituer une part importante du patrimoine transmis. Cependant, la législation française prévoit également des exonérations qui allègent jusqu’à supprimer cette charge. Certaines sont bien connues tandis que d’autres sont assez discrètes. Le présent article parcourt tous les cas d’exonération possibles pour les droits de succession.
Sommaire
Le conjoint survivant et le partenaire de PACS
C’est le cas d’exonération le plus connu. Le conjoint survivant et le partenaire de PACS bénéficient d’une exonération totale des droits de succession en France. Cette mesure en vigueur depuis 2007 permet de protéger le niveau de vie du conjoint après le décès. Vous n’aurez donc aucun droit de succession à régler sur la part d’héritage qui vous revient. Néanmoins, il est impératif de déposer une déclaration de succession afin de régulariser la situation auprès de l’administration fiscale.

Les frères et sœurs sous conditions
L’exonération totale des droits de succession pour les frères et sœurs du défunt est un cas moins médiatisé, mais bien réel. Vous pouvez y prétendre sous certaines conditions à savoir :
- vous devez avoir vécu avec le défunt de manière ininterrompue pendant les cinq années précédant le décès ;
- vous ne devez être ni marié, ni pacsé, ni avoir été en concubinage ;
- vous devez être âgé de plus de 50 ans ou être atteint d’une infirmité vous empêchant de travailler.
Si vous remplissez ces conditions, vous êtes totalement exonéré des droits de succession.

Les victimes de guerre, d’actes de terrorisme et les héros du quotidien
En France, la loi prévoit également une exonération totale des droits de succession pour les héritiers de personnes décédées des suites de blessures de guerre ou d’actes de terrorisme. Si cette mesure ne compense pas la perte humaine, elle constitue néanmoins une forme de reconnaissance de la nation.
De même, les successions des sapeurs-pompiers, des policiers, des gendarmes et des agents des douanes décédés dans l’accomplissement de leur mission bénéficient par ailleurs de cette exonération. L’objectif est de soutenir les familles de ceux qui ont sacrifié leur vie pour la sécurité et le bien-être de tous.
Les monuments historiques et les œuvres d’art
Afin d’encourager la conservation du patrimoine, la transmission de monuments historiques et d’œuvres d’art peut aussi être exonérée de droits de succession. Cette exonération est toutefois soumise à certaines conditions notamment la signature d’une convention avec l’État garantissant l’ouverture au public et la conservation des biens. Cette mesure permet aux propriétaires de transmettre leur patrimoine sans être contraints de le vendre pour payer les droits de succession.

Les dons aux associations reconnues d’utilité publique
Un autre cas d’exonération des droits de succession concerne les legs consentis à des associations reconnues d’utilité publique. Cette disposition encourage la générosité et soutient les actions menées par ces associations dans des domaines variés tels que :
- la recherche médicale ;
- l’aide aux personnes en difficulté ;
- la protection de l’environnement.
En léguant une partie de votre patrimoine à une association reconnue d’utilité publique, vous contribuez à une cause qui vous tient à cœur tout en réduisant la charge fiscale pour vos héritiers.
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